HomeBlogLaboratoireFormulateur, sous-traitant, consultant, laboratoire : Qui fait vraiment quoi en cosmétique ?

Formulateur, sous-traitant, consultant, laboratoire : Qui fait vraiment quoi en cosmétique ?

Lorsqu’un porteur de projet décide de se lancer dans la création d’une marque cosmétique, il entre rapidement en contact avec différents acteurs du secteur : formulateurs, sous-traitants de fabrication, consultants ou laboratoires.
Ces termes sont souvent utilisés de manière interchangeable, ce qui entretient d’autant plus une confusion fréquente.

Pourtant, derrière ces appellations se cachent des rôles bien distincts, avec des périmètres d’intervention, des responsabilités et des limites très différentes.
Comprendre qui fait quoi, et surtout à quel moment, est une étape clé pour structurer un projet cosmétique viable et éviter des choix inadaptés dès les premières phases.

1 – Le formulateur : l’expertise produit

Le formulateur est avant tout un expert scientifique.
Son rôle consiste à développer une formule cosmétique répondant à un cahier des charges précis : texture, sensorialité, ingrédients, revendications souhaitées.

Il intervient essentiellement sur la R&D produit.

En revanche, le formulateur :

  • – Ne porte généralement pas la vision globale du projet
  • – N’est pas responsable de la stratégie économique
  • – N’intègre pas nécessairement les contraintes industrielles à grande échelle
  • – N’accompagne pas la mise sur le marché

Une formule, aussi qualitative soit-elle, ne constitue pas à elle seule un projet cosmétique viable.
Sans cadre stratégique, réglementaire et industriel clair, elle reste un élément isolé, difficilement exploitable.

2 – Le sous-traitant de fabrication : un exécutant industriel

Le sous-traitant de fabrication intervient principalement pour produire.
Son métier est industriel : fabriquer un produit conforme à un cahier des charges, dans des délais et des volumes définis.

Dans la majorité des cas, il fonctionne selon une logique de :

  • – Marque blanche ou semi-personnalisée
  • – Optimisation des coûts
  • – Efficacité de production

Ce modèle est parfaitement adapté à des projets déjà structurés, qui savent déjà quel produit fabriquer, à quel prix le vendre, via quels canaux de distribution et avec quels volumes cibles.

En revanche, le sous-traitant de fabrication n’a pas la mission (ni souvent l’intérêt) de challenger la viabilité globale du projet.
Il exécute une commande, il ne construit pas une stratégie.

3 – Le consultant : une expertise ciblée

Le consultant intervient sur un (ou plusieurs) périmètre(s) précis :

  • – Réglementation
  • – Qualité
  • – Stratégie
  • – Industrialisation
  • – Conformité.

Son apport est souvent très pertinent, mais ponctuel.
Il n’est généralement pas impliqué dans la continuité du projet ni dans l’arbitrage global entre les différentes dimensions techniques, économiques et commerciales.

Résultat : le porteur de projet se retrouve parfois à devoir assembler lui-même des expertises isolées, sans véritable chef d’orchestre.

4 – Le laboratoire d’accompagnement : une vision globale et structurante

Un laboratoire d’accompagnement intervient différemment.

Son rôle n’est pas uniquement de formuler ou de fabriquer, mais de chapoter le projet dans sa globalité, dès les premières réflexions.

Il agit comme un intégrateur :

  • – De la vision du porteur de projet
  • – Des contraintes réglementaires
  • – Des réalités industrielles
  • – Des objectifs économiques
  • – Des exigences du marché

Dans cette approche, le produit n’est plus un point de départ isolé, mais l’aboutissement d’une réflexion stratégique cohérente.

La formulation, le choix du packaging, le mode de fabrication, les volumes, les délais et le positionnement prix sont pensés ensemble, et non séparément : c’est l’approche idéale au démarrage.

E effet, la majorité des difficultés rencontrées par les jeunes marques cosmétiques ne proviennent pas d’un mauvais produit, mais d’un mauvais timing, d’un mauvais dimensionnement ou d’un manque d’anticipation des contraintes réelles.

Un accompagnement global permet d’éviter des investissements prématurés, de limiter les erreurs coûteuses, de sécuriser les décisions structurantes et de construire un projet capable d’évoluer vers une industrialisation plus lourde lorsque le marché le justifie.

Chez BY NS, nous avons fait le choix de nous positionner comme un laboratoire d’accompagnement.
Nous intervenons en amont de la fabrication pour structurer le projet dans son ensemble, puis nous accompagnons sa concrétisation. Nous pouvons également intervenir comme sous-traitant de fabrication lorsque le projet est prêt.

La différence réside dans le fait que nous ne produisons jamais sans compréhension globale du projet, sauf lorsque le client le souhaite explicitement et en toute connaissance de cause.

Créer une marque cosmétique ne consiste pas à produire rapidement pour “exister”.
Il s’agit de bâtir un projet cohérent, où chaque décision technique sert une stratégie claire.

Parce qu’en cosmétique, comme dans tout projet entrepreneurial, la réussite ne repose pas sur l’exécution seule, mais sur la qualité des choix faits en amont.

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